John Shannon  
Rights department

La Rafle des eaux

Owens revisité
traduit par J.-F. Le Ruyet
ISBN 2-84172-295-3, 2005, 224 pp.

« Ils prirent ses empreintes et le mirent dans une une cellule à Liberty, le bled paumé qui leur servait de chef-lieu de comté. Pourtant, le lendemain, un autre adjoint le laissa partir sans même parler de caution. Il le prévint seulement de ne pas quitter la vallée. Sans moyen de locomotion pour rentrer à Owens, Clay fut pris en stop par un fermier taciturne et son grand chien danois qui lui souffla son haleine putride à la figure pendant le trajet. »

Quatre-vingts ans après la disparition de sa grand-mère dans la vallée, Clay Trumbull entreprend de libérer Owens de l'emprise des pornocrates de l'Internet. Au travers de ce récit sans concession, l'auteur dresse le portrait d'une petite ville où certains se battent encore pour redonner aux générations spoliées le goût de la dignité.

Owens revisité clôt le cycle de La rafle des eaux, une épopée historique et sociale qui couvre trois générations en lutte pour un rêve américain plus solidaire. John Shannon y rappelle l'existence d'une autre Amérique, celle des voix dissidentes.


Owens
traduit par J.-F. Le Ruyet
ISBN 2-84172-260-0, 2004, 192 pp.

« On dit que la vallée d'Owens était autrefois la plus fertile de tout l'Ouest, et Los Angeles a raflé son eau bien avant notre époque. Les fermiers s'y sont opposés. Ils ont fini par perdre. La blague féroce du comédien Will Rogers le résume : “Les autorités fédérales tenaient Owens, et L.A. l'a violée.” »

C'est l'histoire que raconte ce livre, à travers la figure de Maxi Trumbull, journaliste au New York Defender, et celle de son jeune fils Gene. Au début des années 1920, à bord d'une Ford T, ils découvraient cette vallée. À l'époque, on y trouvait encore des fermiers et des éleveurs qui défendaient leur avenir. Mais les eaux de Californie peuvent-elles couler ailleurs que dans les piscines des riches et des puissants ?
Owens est le premier acte de La rafle des eaux, une épopée historique et sociale qui couvre trois générations en lutte pour un rêve américain plus solidaire. John Shannon y rappelle l'existence d'une autre Amérique, celle des voix dissidentes.


Green City
traduit par J.-F. Le Ruyet
ISBN 2-84172-275-9, 2004, 224 pp.

« De l'autre côté de la vitre, Slim Trumbull compta six bâtiments de deux ou trois étages sur une surface de près de quarante hectares. De hautes fenêtres, du grillage, des postes de garde. Soixante-dix mille ouvriers travaillaient dans ce complexe. On y avait brisé quatre grèves en six ans. La ville appartenait de fond en comble à l'entreprise.
La tâche impossible qu'on leur avait confiée tenait de l'inconscience ou du traquenard. »

Au milieu des années 1930, une quinzaine d'années après le combat des paysans de la vallée d'Owens, Green City est la chronique passionnante d'un conflit social dans une usine de tracteurs du Michigan ; on y retrouve Gene « Slim » Trumbull, le fils de la journaliste Maxi. L'auteur s'inspire de faits réels – le bras de fer entre la Général Motors et le syndicat CIO à l'usine de Flint – pour nous projeter au cœur d'événements trop souvent négligés dans la mémoire collective américaine.

Green City est le deuxième acte de La rafle des eaux, une épopée historique et sociale qui couvre trois générations en lutte pour un rêve américain plus solidaire. John Shannon y rappelle l'existence d'une autre Amérique, celle des voix dissidentes.

 

Faille fatale
traduit par J.-F. Le Ruyet
ISBN 2-84172-205-8, 2002, 320 pp.

Après les quartiers chicanos de Los Angeles dans La Rivière en béton, Jack Liffey entreprend avec Faille fatale une déambulation insolite autour de Hollywood. Cette fois, il recherche la fille de Lori Bright, une grande actrice de cinéma des années soixante.
Tandis que Jack craque devant la star de six mètres de haut sur grand écran, l’écorce terrestre elle aussi remue son monde à L.A.
Pour retrouver la jeune disparue, il parcourt les coulisses du cinéma, de l’art vidéo, des CD-ROM, et deux curieux cimetières paysagers dont on a banni la tristesse. Malgré un Jamaïcain déjanté, un cartel japonais et une bande de nazillons américains rancuniers, les coups les plus durs ne viennent pas d’où l’on pense.
Drôle et profond, ce roman noir ancré entre mythe et réalité invite à revisiter L.A. en excellente compagnie, celle de Jack Liffey.

 

La Rivière en béton
traduit par J.-F. Le Ruyet
ISBN 2-84172-163-9, 2001, 256 pp.

Depuis qu’il a perdu son travail et que sa femme l’a quitté, Jack Liffey végète à Los Angeles en retrouvant des enfants disparus. Le jour où une Mexicaine passe la frontière pour lui demander de rechercher sa fille employée comme permanente dans une association hispanique, Jack se trouve projeté dans la tourmente et son univers patiemment reconstruit vole en éclats. Fidèle à lui-même, il ignore les avertissements et rend coup pour coup, au risque de perdre le peu qui lui reste en faisant tomber les masques.
Au travers de son héros, John Shannon nous invite à une exploration inédite de Los Angeles, là même où l’histoire remonte à la surface par les fissures de la cité mosaïque. La Rivière en béton est le premier volet d’une série qui couvre les principaux quartiers de Los Angeles ; un projet qui rappelle celui de Léo Malet pour les arrondissements de Paris.
John Shannon vit actuellement à Los Angeles, après avoir séjourné en Angleterre et en Afrique où il fut journaliste et producteur de films vidéo.


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