Francisco González Ledesma
Rights department

 

Cinq femmes et demie
traduit par T. Delooz
ISBN 2-84172-346-1, 2006, 384 pp.

UNE ENQUÊTE DE L'INSPECTEUR MÉNDEZ
Palmira Canadell est morte violée puis assassinée par trois voyous. Et Méndez n'a reçu pour mission que d'assister à son enterrement. Il fera davantage en partant explorer les petits cafés, les rues étroites, les appartements et les cours intérieures où se cachent les secrets de Barcelone. Le sang coule dans la cité catalane, et des ombres y planent aussi.
Méndez observe que cinq femmes se réunissent dans un bar en vue d'un tournage publicitaire : certains trembleraient s'ils savaient la vérité. Tandis que, depuis la fenêtre de sa chambre, une autre femme découvre en son nouveau voisin un tueur chargé de l'assassiner.
« Voici l'histoire la plus intime de Méndez, de ses vieilles solitudes et de ses rues qui n'ont l'air de conduire nulle part. C'est aussi l'histoire secrète de six femmes (peut-être cinq et demie seulement) que leur naissance destinait à n'être que des victimes, dévorées l'une après l'autre par les hommes riches de la ville. »
L'œuvre de Francisco González Ledesma, né en 1927, avocat puis journaliste, forme un romancero unique et poignant consacré à sa ville de Barcelone. Cinq femmes et demie est son tout dernier roman.


 

Soldados
traduit par C. Josse
ISBN 2-905158-29-8, 1990, 320 pp.

Barcelone. La lumière crépusculaire dessine ombres et rides sur la pierre des vieux quartiers. À l’heure du bilan, trois hommes vieillissants – l’un par curiosité, par inquiétude, l’autre par vengeance et le troisième par un défi désespéré – s’engagent dans une quête solitaire. Trois « soldats » obstinés sur une trajectoire de rupture en forme de tourbillon, qui peut-être les réunira.
« Soldados est de ces romans magiques qui plongent le lecteur dans un abîme de bonheur pensif et dont la lecture s’accommode mal des interruptions tant l’univers qu’elle tisse s’impose jusqu’au bout comme, dans le silence, le dernier souffle d’un mourant. » (Patrick Raynal, Le Monde.)


Chronique sentimentale en rouge
traduit par J.-J. Fleury
ISBN 2-905158-44-1, 1991, 336 pp.

Dans la Barcelone des années 80, une riche héritière de la bourgeoisie catalane, Blanca, et un ex-boxeur issu des quartiers populaires revivent l’éternelle histoire du ver de terre amoureux d’une étoile ; ce faisant, ils revivent aussi la passion qui, une vingtaine d’années plus tôt, a uni la tante de Blanca à un peintre sans le sou de la bohème barcelonaise. Or, surgi de ce passé soigneusement occulté, voici que l’amoureux d’autrefois semble revenir pour régler ses comptes...
Le vieil inspecteur Mendez, sarcastique et désabusé, devra démêler les fils passablement embrouillés de cette chronique sentimentale d’hier et d’aujourd’hui qui, très bientôt, se teinte du rouge du sang.
Avec cette enquête du truculent inspecteur du Barrio Chino, Francisco González Ledesma a obtenu le prix Planeta, un des prix majeurs de la vie littéraire espagnole.


Les Rues de Barcelone
traduit par C. Josse
ISBN 2-905158-60-3, 1992, 352 pp.

Barcelone, donc.
L’assassinat d’une secrétaire de direction dévorée d’ambition provoque bien des remous.
Trois hommes vont entreprendre d’en élucider le mystère : un avocat, un journaliste et le vieil inspecteur Mendez.
Rares sont, dans la littérature policière, les personnages de son acabit : malpropre, disgracieux, vulgaire, toujours prompt au sarcasme, il incarne pourtant aussi l’âme de la vieille cité. Celle dont le romancier ne cesse d’interroger la mémoire, en une quête qu’il prolonge de livre en livre.
Car l’intrigue, conduite par ailleurs de main de maître, est encore prétexte à découvrir l’envers de cette ville aux plaies mal refermées. Oui, Barcelone est ici l’héroïne véritable ; protéiforme, elle tisse sa toile vénéneuse où viennent s’engluer des êtres en transit.
Et cette ballade féroce et drôle pour une ville d’exception figure au rang des chefs-d’œuvre du roman noir espagnol.


Los Símbolos
traduit par J.-J. Fleury
ISBN 2-84172-114-0, 1999, 480 pp.

Barcelone. Le roman de Xavi et de Marta, qui est aussi le roman d’une ville et de sa mémoire.

« Avec ce livre, j’ai essayé de me débarrasser définitivement des fantômes de la Guerre civile et de l’après-guerre. J’y décris les quartiers populaires de l’époque, la topographie urbaine de la misère, et je vois revivre, comme si ma plume se mouvait toute seule, des personnages qui sont passés sous mes yeux d’enfant avant de s’enfoncer dans le terreau de l’histoire, sans même y figurer, mais en lui conférant une signification qui mourra avec ceux qui l’ont vécue. Je vous livre cela tel que je l’ai vécu et je viens témoigner ici de choses vues, entendues ou devinées qui ont résisté au premier cinquantenaire mais n’iront pas au-delà.
Je vous livre, sous forme de mots, des êtres qui n’existent plus, même si la ville qu’ils ont voulu transformer continue d’exister, semblable en bien des points à celle qu’ils ont connue, quoique beaucoup moins charitable. Permettez-moi de vous parler de gens pour qui la mort était un acte en service commandé ; à l’inverse, de vous faire connaître un homme qui sut acheter le plaisir que les femmes pouvaient lui offrir, et une femme qui voulut obtenir, à n’importe quel prix, le pouvoir que les hommes lui avaient toujours refusé. Permettez-moi aussi de vous entretenir d’une longue vengeance qui a débuté avec une fillette violée sur un tapis, la vengeance de toute une génération. Et je viens surtout vous parler de symboles qui aujourd’hui ne sont plus rien, pas même la chorégraphie d’un anniversaire, bien que beaucoup d’hommes de bonne volonté soient morts pour eux. »


 

Ciné Soledad
traduit par C. Josse
ISBN 2-84172-147-7, 2000, 240 pp.

« Tu vois les visages en sueur, les mains au bord du ring, des lèvres qui remuent, tandis qu’un homme que tu devines confusément s’apprête à sonner la cloche. Tu n’étais jamais tombé si bas. »

Gaby Miranda briguait un podium olympique, il se produit à présent sur des rings misérables face à des puncheurs sans finesse.
L’écrivain Paco Mayoral cherche en vain l’éditeur qui lui donnera sa chance.
En banlieue madrilène, un combat clandestin opposant des enfants s’achève en tragédie.
Une investigation entraînera l’écrivain des hauteurs chic de Barcelone aux franges interlopes du Barrio Chino.
Grandeur et misère du « noble art » ; un roman noir de Francisco González Ledesma.


 

Los Napoleones
traduit par J.-J. Fleury
ISBN 2-84172-183-3, 2001, 496 pp.

— Nous, la guerre civile, nous l’avons perdue une fois ; toi, tu la perds tous les jours.
— Ne sois pas ridicule ! Qui donc l’a gagnée ?
— Les Napoleones !
— Les quoi… ? Que veux-tu dire par là ?
— Vous, ce sont les « Luises » qui vous ont soutenus… Mais vous n’aviez pas compté sur une nouvelle force, les « Napoleones » ; ce sont eux qui marqueront cette Espagne que tu n’aimes pas… Il existe une nouvelle classe industrielle et commerçante qui a su acheter l’avenir, et le vrai vainqueur de la guerre, c’est elle !

« … Ce roman est donc l’histoire de gens que j’ai connus ; j’ai été témoin de leurs manigances dans leurs bureaux et parfois de leur mort dans leur lit. Je les ai appelés los Napoleones car ils ne pouvaient se réclamer d’aucune légitimité, ils avaient commencé très bas et ils finirent par n’avoir comme credo que leur seule ambition. Ils estimèrent que leur pays et leur liberté étaient à jamais écrasés, ils perdirent leurs idéaux – pour autant qu’eux ou leurs pères en aient jamais eu – et ils firent de l’argent le bien suprême. Leur histoire est celle d’une gigantesque corruption morale, mais on ne peut nier qu’ils ont développé leur pays ; à mon grand regret, les ans m’ont appris qu’en général les bons écrivent des poèmes ou des paroles de chansons, alors que les méchants ouvrent des commerces, créent du travail et savent choisir la meilleure terre, non pas pour y mourir mais pour y planter leur semence… »

De 1934 aux années 60, à travers les destins croisés d’une douzaine de personnages de tous les horizons sociaux, voici l’âme et l’histoire de Barcelone par celui qui ne cesse d’en être le chantre passionné.


 

42 kilomètres de compassion
traduit par C. Josse
ISBN 2-84172-224-4, 2002, 256 pp.

« Je ne suis pas retourné à Casa Battle depuis les événements. On m’a dit qu’aujourd’hui le bâtiment est à l’abandon, les vitres sont brisées, les tuiles déplacées, les volets battus par le vent, de minces lézardes sillonnent même les murs, ces lézardes pareilles aux nerfs du temps. »

Líbano, modeste avocat barcelonais, est engagé par mister Grimbolt, un riche Amécain établi dans la capitale catalane, pour préparer, aux États-Unis, une biographie de Claudia Marelli, une marathonienne disparue prématurément.
À New York, Líbano découvre que Claudia Marelli, inhumée dans le cimetière du Queens, portait une prothèse au fémur, détail incompatible a priori avec la course de fond…
Entre Barcelone et New York, cinq voix découvrent et racontent l’aventure pathétique de Claudia Marelli et de Marian Clayton. Cinq voix qui dessinent aussi cinq portraits de perdants dans un roman noir énigmatique et bouleversant.


 

Méndez
traduit par C. Josse
ISBN 2-84172-252-X, 2003, 192 pp.

« L'inspecteur Méndez est un homme de comptoirs crépusculaires, de rues teintées de gris et de lèvres de femmes écarlates, autrement dit un homme d'histoires souterraines et de vérités occultes. Il connaît les chiens perdus, les vieux ouvriers des fabriques et les vieilles ouvrières du sexe.
» Ces histoires n'apparaissent pas dans les rapports de police, ce sont celles d'un Méndez qui déambule dans les entrailles de la ville et les recoins intimes de Barcelone. »


 

Ombres du passé
traduit par J.-J. Fleury
ISBN 2-84172-285-6, 2005, 424 pp.

Écrit en 1947, c’est le premier grand roman de F.G.L.
L’auteur avait vingt ans. Le manuscrit reçut un prix littéraire d’un jury présidé par Somerset Maugham… et ne fut jamais publié. La censure franquiste s’y opposa.
Plus d’un demi-siècle a passé. À travers le récit lyrique de la destinée de quelques jeunes gens de Barcelone entre 1934 et 1938, c’est un portrait véridique et poignant d’une ville et d’une époque par un écrivain qui ne s’en est jamais guéri.


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