Fabrice Colin

Rights department

Engagés !
ISBN 9782-84172-378-2, 2007, 160 pp.

Engagés ! Ce titre aux allures de slogan désigne ces milliers de femmes et d’hommes qui se battent au quotidien pour maintenir vivantes les valeurs de la République de liberté, d’égalité et de fraternité. Au moment où l’individu contemporain est décrit comme replié sur lui-même, utilitariste et étranger aux autres, ce livre témoigne d’une renaissance des engagements politiques. Sous la plume de l’écrivain Fabrice Colin, huit « engagés », se battant pour la régularisation des familles sans papiers, la sauvegarde de la planète, l’égalité des chances ou les victimes du sida, racontent leur vie de militants : leurs combats et leurs blessures, leurs motivations, ce qui les indigne, le mythe du Grand Soir…
Mais Engagés ! raconte aussi ce qui les singularise : leur lucidité. Si, comme les militants traditionnels, ils ont des idéaux, aucun d’eux ne tourne ses rêves en réalité. Le monde meilleur auquel ils aspirent est un monde dans lequel le sens de leur vie ne se dérobera pas trop vite.

 

Or not to be
ISBN 2-84172-197-3, 2002, 376 pp.


« Mes rêves étaient toujours là. D’une précision absolue. C’étaient ces rêves qui me maintenaient en vie, je le sais maintenant. Sans Shakespeare, mon existence n’aurait eu aucun sens. Je n’étais né que pour le faire revivre. »
1923. À la mort de sa mère, Vitus Amleth de Saint-Ange quitte l’institution d’Elisnear Manor où il séjourne, amnésique, depuis sept ans. Il part à la reconquête de son passé.
Son chemin à rebours le conduit de Londres au Nord de l’Angleterre, jusqu’au village de Fayrwood qui n’apparaît sur aucune carte…
Comme Vitus de Saint-Ange, Or not to be brasse l’imaginaire et la réalité dans une empoignade féroce et subtile. L’allégorie prend chair et le Grand Pan, dieu des bergers d’Arcadie, dieu de la fécondité, arpente la forêt de Fayrwood. Qui d’autre a réponse au mystère qui hante le personnage comme le roman : celui de la création quand elle incarne au plus juste la vie elle-même? Comment William Shakespeare est-il devenu l’égal des dieux?
Fabrice Colin a trente ans et vit à Paris.

 

Sayonara baby
ISBN 2-84172-277-5, 2004, 320 pp.


Monterey, Californie. 1967 ? Sans doute, oui. Kensley Tremens, jeune métis japonais indifférent à l'Été de l'Amour et à la guerre du Vietnam, erre à la recherche de ses origines. Son père adoptif, vétéran alcoolique rongé de culpabilité, lui a révélé le viol de sa mère par un soldat japonais échappé d'un camp.
Mais si le Japon envahissait les États-Unis ? Si des escadrilles fantômes menées par un samouraï imaginaire bombardaient une installation d'art contemporain perdue dans la vallée de la Mort certains soirs à heure fixe ? Et si ces raids coïncidaient avec les rêves agités d'un jeune homme amnésique au visage bandé, surveillé de très près par l'armée ? Nous ne serions plus en 1967, alors. Nous serions ailleurs, dans un monde de quêtes en trompe-l'œil où tous les moyens seraient bons pour embrasser la folie et la mort, et exercer enfin une vengeance adéquate.
Roman de la douleur et de la déstructuration, Sayonara baby dit les ravages irrémédiables causés aux esprits purs par la guerre et le mensonge, et trace la voie d'une rédemption possible, en forme d'oubli, de fuite et de réinvention schizophrénique.
Âgé d'une trentaine d'années, Fabrice Colin vit à Paris.

 

Kathleen
ISBN 2-84172-322-4, 2006, 312 pp.


Paris, 2005. Un homme atteint de la maladie d'Alzheimer et mourant. Une vie habitée (hantée?) par l'écrivain Katherine Mansfield. Un fils en quête d'émotions, de souvenirs perdus et d'amour.
Quand les souvenirs ne sont plus que des traces, les êtres morcelés par la vieillesse et la maladie, le récit lui-même éclate, hésite sur les mots à livrer au lecteur pour ne pas rompre le fil si léger de la vie.

« Cet architecte du récit s'intéresse aux espaces intérieurs, forcément tourmentés – les seuls qui soient, en vérité. Chaque œuvre depuis Or not to be investit le champ psychique d'un personnage, créant avec lui un univers propre, surréaliste. Or not to be était hanté par William Shakespeare, Dreamericana par Stanley Kubrick, Sayonara baby par un samouraï conceptuel, schizophrène, emblématique de l'Amérique. » Olivier Noël, site Mauvais genres.


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