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Aquaforte
traduit par J.-F. Le Ruyet
ISBN 2-84172-344-5, 2006, 384 pp.
Fuyant une révolution avortée, Gwynn
le soudard et Raule la chirurgienne itinérante arrivent dans la
cite d'Escorionte où régnent luxuriance et corruption. L'un
se met au service d'un trafiquant d'esclaves, l'autre s'établit
dans un quartier miséreux pour y pratiquer son art.
Mais une graveuse du nom de Beth attire Gwynn dans un univers où
l'art subvertit le réel, où la raison s'étonne et
bascule. Le sphinx et le basilic figurés dans son eau-forte énigmatique
seraient-ils davantage que des signes ?
Et, tandis que Raule enregistre les maux d'une ville féroce et
décadente, Gwynn, interpellé par un padre lubrique
à la magie évanouie, hésite au seuil d'un territoire
mouvant où le rêve et la réalité s'enchâssent
pour dessiner une image monstrueuse et poignante de son destin.
Ce somptueux premier roman de l'Australienne K. J. Bishop bouscule les
canons de la fantasy. Traduit en une dizaine de langues, il a été
salué par la critique ainsi que de nombreux auteurs tels que Michael
Moorcock.
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